L’expérience de mort imminente

L’expérience de mort imminente — EMI, ou NDE en anglais — désigne l’ensemble des perceptions rapportées par des personnes ayant frôlé la mort ou s’en étant crues proches.
Les éléments récurrents
Les récits se recoupent avec une constance qui a frappé les premiers chercheurs :
Une sensation de paix, souvent décrite en premier. Une décorporation : se voir de l’extérieur, parfois depuis le plafond. Le passage dans un tunnel. Une lumière décrite comme chaleureuse. La rencontre de proches disparus. Une revue de vie en accéléré. Une frontière qu’on ne franchit pas, suivie d’un retour.
Peu de récits contiennent tous ces éléments ; la plupart en comportent trois ou quatre. L’ordre, en revanche, varie peu — c’est cette constance qui a retenu l’attention des chercheurs, comme le rappelle l’histoire de la discipline.
Les travaux fondateurs
Raymond Moody publie Life After Life en 1975 et fait entrer le sujet dans le grand public. C’est lui qui forge l’expression.
Kenneth Ring et Bruce Greyson structurent ensuite le champ. Greyson met au point en 1983 une échelle à seize items, encore employée : elle attribue un score et fixe un seuil au-delà duquel un récit est classé comme EMI.
Les EMI négatives
Une minorité de récits décrivent une expérience pénible : vide, isolement, angoisse. Longtemps peu étudiées, elles font l’objet de travaux spécifiques depuis les années 1990.
Le conseil de Paula : si vous avez vécu quelque chose de ce genre, écrivez-le avant d’en lire trop. Les récits publiés influencent la façon dont on se souvient, et votre version brute a plus de valeur que la version reformulée.
Les débats
Les explications proposées s’opposent : hypoxie cérébrale, activité du lobe temporal, libération de neurotransmetteurs d’un côté ; conscience non réductible à l’activité cérébrale de l’autre. Aucune ne fait consensus.
Voyez les autres perceptions, le contact avec les défunts et le silo comprendre.
Questions fréquentes
Quels éléments reviennent dans les récits d’EMI ?
Sensation de paix, décorporation, tunnel, lumière, rencontre de proches disparus, revue de vie et frontière qu’on ne franchit pas. La plupart des récits en comportent trois ou quatre.
Qu’est-ce que l’échelle de Greyson ?
Un questionnaire à seize items mis au point en 1983, qui attribue un score à un récit et fixe un seuil au-delà duquel il est classé comme EMI. Elle est encore employée.
Existe-t-il des EMI désagréables ?
Oui, une minorité de récits décrivent vide, isolement ou angoisse. Longtemps peu étudiées, elles font l’objet de travaux spécifiques depuis les années 1990.