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✋ Parapsychologie et sciences occultes · Tradition & symbolisme · Mise à jour 2026

Qu’est-ce que la parapsychologie ?

janvier 4, 2024 · Recherche

Qu'est-ce que la parapsychologie ?

Le mot apparaît dans presque toutes les recherches sur le paranormal, et il désigne rarement ce qu’on croit. Voici ce qu’il recouvre exactement.

Une définition en une phrase

La parapsychologie est l’étude, par des méthodes expérimentales, de phénomènes qui semblent échapper aux voies sensorielles et motrices connues.

Trois éléments comptent dans cette phrase. Étude : c’est une démarche de recherche, pas une pratique de consultation. Méthodes expérimentales : protocoles, groupes de contrôle, statistiques. Qui semblent échapper : la formulation est prudente, et elle l’est délibérément.

Le champ exact

Il se divise en deux familles.

Les perceptions, regroupées sous le sigle ESP pour extrasensory perception : la télépathie, transmission d’esprit à esprit ; la clairvoyance, perception d’un objet ou d’un lieu ; la précognition, perception d’un événement futur.

La psychokinèse, ou PK : action supposée de l’esprit sur la matière. On distingue la macro-PK, visible sur un objet, de la micro-PK, effet statistique sur un générateur aléatoire — seule la seconde est réellement étudiée en laboratoire.

S’y ajoute un troisième ensemble, les recherches sur la survie : médiumnité, expériences de mort imminente, cas de hantise.

Pourquoi le mot « psi »

Les chercheurs emploient la lettre grecque ψ comme terme générique. Le choix, proposé dans les années 1940 par Robert Thouless et Bertold Wiesner, est significatif.

Les termes antérieurs — « fluide magnétique », « force psychique » — présupposaient tous une explication. Une lettre n’en présuppose aucune : elle nomme ce qu’on observe sans dire ce que c’est — voyez la notion de psi.

À retenir : un parapsychologue est un chercheur, pas un praticien. Si vous cherchez une consultation, cherchez un voyant, un astrologue ou un médium — le mot « parapsychologue » est employé commercialement par des gens qui exercent tout autre chose.

Comment on expérimente : trois protocoles

Les cartes de Zener. Vingt-cinq cartes, cinq symboles — cercle, croix, ondes, carré, étoile. Le sujet devine, on compte. Le hasard donne cinq réussites sur vingt-cinq : tout écart durable au-delà devient intéressant. C’est le protocole de J. B. Rhine à l’université Duke dans les années 1930.

Le ganzfeld. Le récepteur est placé en privation sensorielle douce : demi-balles de ping-pong sur les yeux, lumière rouge, bruit blanc au casque. Un émetteur, isolé, observe une image. Le récepteur décrit ce qui lui vient, puis choisit entre quatre images. Le hasard donne 25 % de réussite.

Les générateurs aléatoires. Un appareil produit des séquences de 0 et de 1. On demande au sujet d’influencer la répartition. L’écart recherché est infime, ce qui impose des centaines de milliers d’essais.

Une histoire en trois temps

1882 : la Society for Psychical Research est fondée à Londres par des universitaires. Elle recueille des récits, publie Phantasms of the Living en 1886, et démasque plusieurs médiums — ce qui lui vaut l’hostilité des deux camps.

Années 1930 : Rhine installe un laboratoire universitaire et fait passer le domaine du récit à l’expérience en série.

Années 1970 : le ganzfeld devient l’expérience de référence, et des États financent des programmes — le projet américain Stargate, sur la vision à distance, est clos en 1995 et ses archives déclassifiées.

Voyez l’histoire détaillée.

Ce que la parapsychologie n’est pas

Ce n’est pas la voyance. Un chercheur étudie des sujets ; il ne reçoit pas de consultants — voyez la voyance.

Ce n’est pas l’astrologie. Celle-ci repose sur un calcul et une tradition interprétative, non sur des protocoles — voyez l’astrologie.

Ce n’est pas le spiritisme, dont elle est pourtant issue historiquement : la SPR s’est fondée pour étudier ce que les cercles spirites pratiquaient — voyez le spiritisme.

Où en est le débat

La discipline n’est pas reconnue comme établie par la communauté scientifique dans son ensemble. Les objections portent sur la reproductibilité des résultats, le biais de publication et l’absence de mécanisme explicatif ; les chercheurs du domaine y répondent point par point.

Quelques laboratoires universitaires subsistent, principalement en Grande-Bretagne, et une société savante existe depuis 1957 — voyez les termes du débat.

Questions fréquentes

Qu’étudie exactement la parapsychologie ?

Les phénomènes psi : perceptions extrasensorielles — télépathie, clairvoyance, précognition — psychokinèse, et questions liées à la survie comme la médiumnité ou les expériences de mort imminente.

Un parapsychologue peut-il faire une consultation ?

En principe non : c’est un chercheur. Le mot est toutefois employé commercialement par des praticiens qui exercent la voyance ou la médiumnité.

Quel est le protocole le plus connu ?

Le ganzfeld : le récepteur est en privation sensorielle douce pendant qu’un émetteur observe une image, puis il choisit entre quatre images. Le hasard donne 25 % de réussite.

Depuis quand la discipline existe-t-elle ?

Depuis 1882 et la fondation de la Society for Psychical Research à Londres. Le terme « parapsychologie » s’impose dans les années 1930 avec les travaux de J. B. Rhine.

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